Maxime Lestringeant, responsable de Five Guys France : « Il y aura une terrasse ! »

Five Guys Burgers arrive à Paris des Etats-Unis
Restaurant

Publié le 15 avril 2016 par Noélie VIALLET

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L’enseigne de burgers et hot-dogs américains Five Guys a annoncé hier le lieu officiel de sa première implantation en France, cet été à Paris, à Bercy Village ! Et les réseaux sociaux se sont emballés. Pourquoi ? D’où vient ce succès de notoriété pour ces sandwiches que le Président Obama a qualifiés de meilleurs burgers en 2009 ? « J’adore ! » « Il faut absolument qu’on y aille. » Le goût et la fraîcheur de ces burgers découverts outre-Atlantique y sont pour beaucoup. Sans compter l’engouement des Français pour ce plat « sur le pouce » né au XIXe siècle et que la street-food à la parisienne a popularisé ces trois dernières années. Ils en ont avalé 1,19 milliards en 2015, 11 % de plus que l’année d’avant*. Pour ceux qui ont découvert l’adresse à New York (il y a 14 adresses Five Guys à Manhattan et Brooklyn) et qui voudraient retrouver ces saveurs et cette ambiance à Paris, la nouvelle est grande. Mais l’émeute proche. Au lendemain de cette annonce qui réjouit les foules, Maxime Lestringeant, responsable France de Five Guys a répondu à nos questions. « J’ai vécu 5 ans à New York, donc votre démarche me touche », nous confie-t-il.

Maxime Lestringeant Five Guys 1.Paris New York TV : Qui sont les « cinq gars » de Five Guys ?

Maxime Lestringeant, Five Guys France : Ce sont 5 frères. En 1986, quand la marque a été créée en Virginie, un père et une mère [la famille Murrell, NDLR] avaient 4 fils. Les 5 guys étaient le père et les 4 fils. Puis ils ont eu un cinquième fils et les « 5 guys » sont devenus les 5 frères.

2.Le look rouge et blanc Five Guys fait penser à une pizzeria italienne…

Je pense plutôt à une boucherie ! (rires) Ce look est d’origine. Cela vous rappelle peut-être les nappes à carreaux rouge et blanc ? Vous remarquerez, les carrelages au mur sont blancs avec une frange verticale de carreaux rouges. Ils sont au nombre de cinq, cinq carreaux rouges, comme les 5 guys !

3.N’y a-t-il pas trop de « burger places » à Paris ?

Je pense au contraire que c’est le début de l’émergence du burger. Il manque encore sur le marché un burger premium frais, de qualité avec une saveur, un goût, une odeur américains. Ce créneau du burger premium est encore naissant. Et Five Guys arrive. 1,2 millions de burgers se sont vendus l’année dernière en France, c’est énorme. Il ne s’agit pas d’une mode, le marché est en croissance continue et il y a de la place à prendre, à Paris et en province. Nous ouvrons notre premier restaurant cet été à Bercy Village puis un deuxième en 2017, à la Gare du Nord. Et peut-être d’autres entre temps…

Five Guys Burger and fries à Paris Bercy Village

4. Comment se prépare un hamburger Five Guys ? 

Rien n’arrive en sachets ! La salade arrive comme si on venait de l’acheter au marché, fraîche, entière. Il faut que nous découpions le coeur… Idem pour les pommes de terre, que nous découpons tout au long de la journée dans le resto. On garde la peau et on les fait cuire à l’huile de cacahuète. D’ailleurs, les sacs de pommes de terre servent de déco dans le restaurant avant d’aller en cuisine. La viande, elle, arrive en gros. Nous la transformons à la main en steaks hâchés de 100g. Et le pain arrive frais, livré tous les matins.

5. Quel goût spécifique a un hamburger Five Guys ?

five guys bleecker street new york
Le restaurant Five Guys de Greenwich Village © PNYTV 

On peut créer son propre burger. Vous pouvez choisir jusqu’à 15 ingrédients, inclus dans le prix ! On aime à dire qu’il y a 250 000 combinaisons possibles.

6. Quel burger aimez-vous manger ?

Aïe, aïe, je suis assez classique comme personne. Et j’en mange trop souvent ! (rires) Je prends un épicé avec de la sauce piquante et du piment jalapeno -que l’on découpe tous les matins-, un nature ou un traditionnel, avec ketchup, moutarde, tomate, salade, oignons grillés et champignons grillés. Je varie les plaisirs. Un nature ? Cela consiste en juste de la viande et du pain. C’est la meilleure façon de tester si un burger est bon, je vous assure. Si vous vous étouffez, c’est que ça ne va pas. S’il glisse, que le pain n’est pas sec et que la viande est juteuse, alors c’est gagné. Un burger nature comme ça, c’est très bon.

7. Y aura-t-il une différence entre le Five Guys français et le Five Guys américain ?

L’offre sera exactement la même : burgers, frites, hot dogs, milkshakes, et boissons. On a prévu une configuration avec cuisine ouverte et des jeux de transparence. Vous verrez votre burger préparé devant vos yeux. Ce qui va changer en revanche, c’est l’équipe, la culture d’entreprise. L’équipe sera complètement française. La salle prévoit 140 places assises, avec une terrasse. Malgré ce qu’ils disent, les Français adorent l’Amérique et ont une fascination pour les marques et les produits américains. Et puis les Français sont des gros mangeurs de pain et de viande, donc cela explique leur amour pour le hamburger.

8. Pourquoi une première implantation française à Bercy Village ?

C’est un endroit stratégique de Paris, où nous sommes exposés à un mélange de population : des cadres supérieurs qui viennent déjeuner tous les midis depuis les bureaux, des résidents du quartier, des touristes. C’est un endroit qui aime tester des concepts innovants et il y a également des cinémas, ce qui permet d’avoir une clientèle le soir. Je suis encore en train de réfléchir aux horaires d’ouverture. C’est le lieu parfait pour commencer à Paris. Nous voulons tester le marché, pour nous développer.

9. Vous avez vécu à New York, qu’est-ce qui vous a plu dans cette ville ?

J’y ai vécu entre 2004 et 2009. Il y a une énergie extraordinaire dans la ville, on ne s’arrête jamais ! Il y a toujours un nouveau concept qui ouvre et on n’habite pas dans des appartements : on habite dans des placards. Alors on est tout le temps à l’extérieur en train de découvrir la ville. Mais après 5 ans, j’avais une fatigue de New York. C’est une ville qui amène beaucoup d’énergie, et en pompe beaucoup. Aujourd’hui, il y a un quartier que j’ai appris à découvrir, c’est Williamsburg. On est à côté de Manhattan et on a le calme de Brooklyn. Moi, à l’époque j’habitais le Lower East Side, de l’autre côté du pont.

10. Vous vous êtes aussi occupés de l’ouverture en France de la marque Chipotle. Comment abordez-vous ces croisements de culture entre New York et Paris ?

C’est toujours un challenge d’amener une nouvelle enseigne d’un pays à l’autre. Il y a deux chocs de culture : un choc interne à l’entreprise américaine et un choc des cultures locales, qui attendent que l’enseigne américaine s’adapte. Il faut faire le lien entre les deux, expliquer ce qui fonctionne quelque part et pas ailleurs. J’adore le mélange des cultures. C’est ce qui me passionne dans ce job.

* Chiffres du cabinet Gira Conseil.

► Rendez-vous cet été pour l’ouverture de Five Guys à Bercy Village.

 

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